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TDAH : traiter le trouble de l'attention pour apaiser l'anxiété et la dépression

Cette semaine, selon un article publié par ADDitude, trois études récentes convergent vers une hypothèse que beaucoup d'entre vous pressentaient déjà dans leur corps: lorsque le TDAH est enfin…

mis à jour 12 septembre 2026

TDAH : traiter le trouble de l'attention pour apaiser l'anxiété et la dépression

issez la porte du cabinet et, avant même de vous asseoir, l'histoire se déroule d'elle-même: des années d'antidépresseurs, des mois d'anxiolytiques, une fatigue qui ne vous lâche pas, l'impression diffuse d'être habitée par quelque chose qui n'a jamais été vraiment nommé. Cette semaine, selon un article publié par ADDitude, trois études récentes convergent vers une hypothèse que beaucoup d'entre vous pressentaient déjà dans leur corps: lorsque le TDAH est enfin identifié et traité, la dépression et l'anxiété qui l'accompagnent s'apaisent souvent d'elles-mêmes, sans qu'il soit besoin d'ajouter une nouvelle couche de psychotropes.

Quand le diagnostic remet de l'ordre dans l'histoire

Une étude finlandaise de grande ampleur, publiée dans Acta Psychiatrica Scandinavica et s'appuyant sur les registres nationaux entre 2015 et 2020, a suivi 322 416 adultes — dont 66 146 diagnostiqués TDAH. Elle observe un phénomène frappant: la consommation d'antidépresseurs, d'ISRS, de benzodiazépines et d'autres psychotropes diminue nettement chez les patients TDAH dans les deux ans qui suivent le début de leur traitement par stimulant ou non-stimulant. Pendant la même période, cette consommation augmentait dans le groupe sans TDAH. Vous n'êtes pas seule à avoir reçu ces ordonnances avant que quelqu'un ne prenne le temps de regarder votre attention, votre impulsivité, votre sommeil, votre mémoire: les chercheuses et chercheurs notent que les femmes, en particulier, se voient prescrire des antidépresseurs bien plus souvent que les hommes avant qu'un diagnostic de TDAH ne soit posé, probablement parce que les symptômes du trouble sont encore trop souvent confondus avec de l'anxiété ou une dépression. Jusqu'à 80 % des adultes TDAH présenteraient au moins un trouble psychiatrique associé — le plus souvent une anxiété généralisée, une anxiété sociale ou un épisode dépressif. Il ne s'agit pas de dire que tout est « dans la tête »: il s'agit de reconnaître que ce qui n'a pas été nommé a continué de peser dans votre quotidien.

Un seul médicament, deux portes ouvertes

À côté de cette étude observationnelle, deux essais cliniques récents se sont intéressés à une approche en monothérapie: évaluer si certaines molécules déjà utilisées dans le TDAH — la viloxazine, la centanafadine et d'autres — peuvent agir simultanément sur l'attention et sur l'humeur. Les premiers résultats suggèrent une réduction significative des symptômes dépressifs et anxieux chez des patients recevant uniquement le traitement du TDAH, sans ajout d'antidépresseur. Cette piste ne dit pas qu'un médicament remplacera un suivi thérapeutique: elle ouvre un espace où l'on peut réévaluer, avec votre psychiatre, la liste de ce qui vous a été prescrit, et interroger ce qui, peut-être, n'avait pas été vu jusqu'ici.

Ce que vous pouvez ramener dès aujourd'hui

Dans l'espace de la consultation, ce que ces études vous autorisent, c'est à poser des questions précises, sans crainte de déranger. Vous pouvez relire votre parcours et noter à quel moment l'anxiété ou la tristesse est apparue: était-ce avant, pendant, après les premiers signes de difficultés attentionnelles? Vous pouvez demander un bilan attentionnel complet si vous avez l'impression d'avoir été soignée pour la mauvaise chose pendant longtemps. Vous pouvez aussi, avec votre psychiatre, réévaluer la nécessité de chaque molécule: 95 % des patientes et patients de l'étude finlandaise ont effectivement retiré leur traitement TDAH en pharmacie, et plus de la moitié ont opté pour le méthylphénidate à libération prolongée (Ritalin) — preuve que l'adhésion est réelle quand le diagnostic fait enfin sens. Et si vous avez arrêté un traitement après quelques mois, sachez que les chercheuses et chercheurs eux-mêmes relèvent que l'arrêt peut venir d'un soulagement des symptômes, d'effets indésirables ou d'un affinement du diagnostic: ce n'est pas un échec de votre part, c'est une information à reprendre ensemble, dans l'alliance thérapeutique.

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